Le cheminement intérieur de Marthe Robin est dévoilé grâce à la publication de son "Journal". Découvrez-le en ligne...
Son message
L’amour plus fort que la souffrance
Dire que l’amour est plus fort que tout est devenu quasiment un slogan. Mais lorsqu’il s’agit de vivre concrètement l’amour au-delà même de la souffrance, on se heurte souvent à une impasse. La souffrance, la vraie, peut tellement prendre toute la place qu’on a peine à imaginer que cela soit possible. C’est pourtant ce qu’a vécu Marthe Robin.
Le chemin de la Croix, source de joie
Nous avons en Marthe un témoin crédible de la force de l’amour. Elle a expérimenté la souffrance au-delà de ce qui est imaginable. Pour comprendre cela, il faut se tourner vers Celui qui est le modèle absolu de Marthe : le Christ. Les Évangiles nous montrent que Jésus aurait pu, à des moments très précis, éviter le supplice qui lui était promis. Et ces mêmes Évangiles témoignent de ce que cela aura été une grande tentation. Mais par amour de l’humanité, qu’Il sauvait par ses souffrances et sa mort, Il a accepté de boire la coupe jusqu’à la lie.

Marthe n’a fait que suivre un chemin montré par le Christ : que le Salut passe par la Croix, et que nous avons, à l’exemple du Christ, à nous sacrifier pour les âmes des pécheurs. Le Christ a promis que ce chemin difficile serait source d’un grand bonheur, que Marthe a expérimenté.
En unissant ses souffrances à celles du Christ, Marthe n’a pas arrêté de souffrir. En revanche, ceux qui venaient la voir et qui s’attendaient à rencontrer une pauvre femme à plaindre oubliaient vite leurs préjugés. Elle les recevait en effet avec une immense attention, beaucoup de joie et d’amour : il n’était pas rare de l’entendre rire !
Marthe elle-même disait ceci, à ceux qui s’en étonnaient : « D’abord, l’humeur peut se refléter sur tous les alentours en bien ou en mal; puis, on peut donner son cœur, son âme, sa sympathie. Une chose reste toujours, elle est à la portée de chacun: la joie des autres... Donner un peu de calme, de courage, d’espoir, provoquer un sourire, tout cela est un doux travail et il n’est pas nécessaire d’être debout, ni en santé pour le faire. Au contraire, rien ne comprend mieux qu’une grande douleur. »
Donner un peu de calme, de courage, d’espoir, provoquer un sourire, tout cela est un doux travail et il n’est pas nécessaire d’être debout, ni en santé pour le faire.
“Ma vie est une croix, mais une croix d’amour”
C’est Dieu qui donnait la force à Marthe de dissimuler aux yeux des visiteurs la souffrance qui était la sienne. Le secret de ce prodige ne réside pas dans la volonté de Marthe, mais dans sa confiance en Jésus : « A mesure que […] les souffrances s'accentuent et se compliquent, je sens ma confiance devenir plus ardente. Jésus, oui, Jésus seul est ma douce et invariable espérance […]. Rien ne peut me séparer de son amour. » Elle dira aussi cette phrase lourde de sens : « Ma vie est une croix, mais une croix d’amour... une croix de délices, puisque souffrir avec Jésus n’est déjà plus souffrir. »
Le témoignage de la vie de Marthe nous offre donc un message d’espérance inouï : Dieu ne craint pas de rendre féconde même la plus abjecte des situations humaines, et il en fait un lieu de consolation profonde pour toute une multitude.


